5 Astuces à piquer aux abeilles pour renforcer la cohésion dans son équipe.

S’inspirer des abeilles pour un management plus juste, et renforcer la cohésion de son équipe. La cohésion d’une colonie d’abeille ne fait et ne fera jamais débat. Certains parlerons d’instinct de survie, d’autres d’intelligence collective. Ni l’un ni l’autre ne rend suffisamment hommage à ce qui se passe au sein d’une ruche. Leur secret ? La confiance ne se gagne pas chez l’abeille, elle est innée. 

La cohésion pour la performance de l'équipe

Comment pourrions nous nous inspirer de la ruche pour renforcer la cohésion d’équipe

Et si nous décodions ensemble l’intelligence collaborative des abeilles pour un management plus juste ! 

  1. S’avoir s’adapter à son environnement.
  2. Susciter la logique contributive. 
  3. Encourager la polyvalence
  4. Favoriser l’interdépendance plutôt que l’autonomie
  5. Ramener du miel 

Astuce 1 : renforcer la cohésion c’est s’avoir s’adapter à son environnement.

Une cohésion d’équipe sans manager

Bien que possédant un nom prestigieux, la reine ne gouverne pas. Son rôle est de pondre suffisamment d’œufs en fonction de la saison et de ce qui se passe à l’extérieur de la ruche. Ainsi, en cas d’une forte arrivée de nectar, la reine arrête de pondre pour laisser des alvéoles libres pour le stockage du liquide précieux. Elle met en pause sa fonction principale pour s’adapter à son environnement et au travail de ses collaboratrices.  

La prise de recul au service d’une équipe soudée

L'intelligence collaborative des abeilles

La capacité d’adaptation d’un manager est la clé d’une équipe soudée. Il doit voir l’équipe comme une entité à part entière dont les résultats fluctuent. La prise de recul, l’analyse des expériences vécues par l’équipe permet de réagir positivement..

Tout comme la reine dont l’objectif principale est de pondre mais qui en change quand la conjecture le nécessite, le manager sait remettre en question ses propres décisions. Il incarne alors une authenticité qui libère ses collaborateurs.  Le manager n’est alors pas l’expert référent mais celui qui donne l’impulsion en instaurant un climat positif de confiance.  

Astuce 2 : Susciter la logique contributive au sein de son équipe pour renforcer la cohésion 

Dans une ruche, il y a trois types d’individus. La reine et ceux que l’on appelle les faux bourdons dont le rôle principal est la reproduction. Les demoiselles qui sont quant à elle tournées vers la production. 

Des objectifs individuels inadaptés

Lorsque dans nos équipes nous comptons avancer vers un objectif mûrement réfléchi et clairement défini, nous nous appuyons sur nos collaborateurs. En toute logique, nous découpons notre objectif principal en plusieurs objectifs secondaires à répartir au sein de l’équipe. Sans le savoir nous créons ainsi une équipe d’individus prêts à tout donner pour atteindre son objectif propre et non un collectif prêt à s’associer pour un bien commun.

Intégrons dans nos discours une logique contributive 

Renforcer la cohésion de l'équipe

Ce qui est important ce n’est donc pas de savoir combien de fleurs une butineuse peut visiter dans la journée mais plutôt comment peut- elle collaborer au bien commun. En plus du nectar qu’elle ramène à la ruche, elle a dans son sac à dos une information bien plus importante, la localisation de la ressource florale. 

En quelques secondes, elle peut communiquer la localisation exacte de la fleur à 50 autres butineuses.  C’est donc 50 puis 2500 butineuses qui pourront en deux voyages trouver la source du liquide tant convoité.

La créativité au service de la cohésion d’équipe

Même si elle est une super butineuse ultra rapide, elle n’obtiendra jamais le même résultat que 2 500 abeilles. C’est en encourageant la créativité individuelle et en la mettant au service du bien commun, que les collaborateurs se sentent impliqués dans une démarche collective qui a du sens.  

Astuce 3 : Encourager la polyvalence. 

Des rôles bien définis au sein de l’équipe

Prenons l’exemple de la fabrication du miel. Chaque abeille va occuper 7 fonctions durant sa vie : 

  • “nourrice” :  qui s’occupe de dorloter les larves jusqu’à leurs naissances
  • “magasinière” :  qui stockent le miel dans les alvéoles
  • “cirière” qui façonne les alvéoles pour stocker le miel
  • “ventileuse” qui maintient la température optimale pour façonner la cire
  • “gardienne” qui veille à ne laisser entrer aucun prédateur
  • et enfin “butineuse” qui va chercher la matière première. 

mais un changement de rôle en cas de nécessité

Une cohésion d'équipe sans faille

Chaque abeille est donc polyvalente et il est courant d’observer une gardienne devenir ventileuse si la température augmente dangereusement. De même, habituellement la ruche possède deux gardiennes à l’entrée de la ruche, ce nombre peut passer à plus de 50 en cas d’attaque imminente. 

Cette polyvalence entraîne un climat de confiance. Savoir que l’on peut compter sur ses collaborateurs en cas de coup dur instaure une sérénité nécessaire à la cohésion. 

Astuce 4 : Favoriser l’interdépendance plutôt que l’autonomie

La nature rassemble des systèmes interdépendants. Le travail et les relations humaines n’échappent pas à cette logique. Une équipe est bien plus qu’un ensemble d’individus autonomes. 

La répartition des rôles au sein de la ruche favorise ainsi la collaboration. C’est la base de l’intelligence collective ou comment réussir à résoudre ensemble un problème qu’un individu seul ne peut pas résoudre. 

L’organisation verticale des organisations elle,  favorise la compétition et non la synergie. Une des compétences les plus recherchées dans un CV par les recruteurs aujourd’hui est l’autonomie, pourtant cela contribue à l’émergence de l’individualisme si elle n’est pas associée à l’interdépendance.  

Les collègues deviennent alors des concurrents qui se battent pour l’approbation d’un chef. Le collaborateur a alors tendance à “garder” son savoir pour lui-même. 

Comment alors espérer une cohésion d’équipe ?

La cohésion grâce au team bulding

Astuce 5 : ramener du miel 

La reine disparue, la cohésion de la colonie en péril 

Le printemps est arrivé, la population de la ruche atteint son maximum. Il est temps pour la ruche d’essaimer, c’est-à -dire de laisser partir la reine et la moitiée des abeilles avec. Ce phénomène nécessaire au renouvellement génétique de la colonie installée n’est pas sans danger. 

Avant de partir, la reine donne naissance à une princesse. C’est une future reine qui devra aller se faire féconder à l’extérieur de la ruche par un mâle et revenir la spermathèque pleine pour accomplir sa mission de ponte jusqu’à la fin de la vie. 

Malheureusement, il arrive que la princesse ne revienne pas ( mangée par un prédateur ou coupable d’avoir voulu regarder le pare-brise d’une voiture d’un peu trop prêt) . La ruche est alors orpheline, on dit qu’elle est bourdonneuse.

La polyvalence des abeilles au service du bien commun

Pour ne pas perdre sa colonie, l’apiculteur procède donc au versement de la ruche bourdonneuse dans une autre. Malheureusement, les abeilles orphelines sont empreintes de l’odeur de leur reine disparue. Si l’apiculteur verse les abeilles telles que dans la ruche concurrente, il déclenchera une bataille mettant à mort des milliers d’individus des deux camps. Mais il a une astuce. Avant de verser les abeilles, à l’aide de son enfumoir, il enfume grandement la ruche orpheline. Par réflexe les résidentes vont se gorger de miel. Lorsqu’il versera les abeilles dans la ruche de destination,  elles se présenteront à l’entrée avec le jabot rempli du nectar si précieux. Elles auront donc beaucoup plus de chance d’être bien accueillies !

Faites comme l’abeille, apportez du miel ! 

Cet anecdote apicole pour vous dire que partager un repas avec son équipe peut être fédérateur et vivement renforcer les liens et donc la cohésion de son équipe . De même, organiser des “team – building “ permet de sortir d’un quotidien devenu improductif. 

Boostez la cohésion de votre équipe en y intégrant le modèle sociétal des abeilles, c’est possible.

Abeille la vie vous propose de mettre vos collaborateurs dans la peau d’une abeille pour comprendre le mécanisme de leurs intelligences collectives.

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